PARC DES EXPOSITIONS DE NANCY
1995
Architectes : E. et L. Beaudouin
Architectes associés : P. Maurand, L. Colin, D. Henriet
Architectes assistants : C. Presle, J.M. Metzger, A. Creusot, A. Purpuri, L. Carrara-Cagni

Ce projet porte sur le réaménagement global du parc des expositions à Nancy. La première tranche de ce travail comprend l'agrandissement du plus grand des bâtiments construit en 1963-1964 par l'ingénieur Stéphane du Château. Le principe d'origine du plan d'ensemble est un damier composé d'une série de halls sur un module en plan carré de 45 mètres de côté. Les carrés sont associés par deux ou par trois pour former de plus grands volumes. Le bâtiment rénové comporte trois modules formant un ensemble de 45m x 135m. La conception de Stéphane du Château est d'une simplicité exemplaire : la charpente des halls est constituée d'une structure tridimensionnelle, appelée "pyramitec", dont l'élément de base est une pyramide de section carrée de deux mètres de hauteur, composée de cornières assemblées par soudage. Ces pyramides sont juxtaposées en position renversée. L'ensemble de la structure repose sur des poteaux tubulaires en périphérie, inclinés pour contreventer les façades. La structure du bâtiment existant est laissée visible sur trois côtés pour mettre en valeur sa légèreté et sort sur la quatrième face pour former un portique couvert. Les deux mètres de hauteur de la nappe tridimensionnelle sont éclairés sur toute la périphérie par un bandeau lumineux qui donne à l'ensemble l'impression de flotter, en faisant disparaître visuellement les points d'appuis. L'effet de légèreté est accentué par l'arrivée de lumière à la jonction de la nappe tridimensionnelle et des points d'appuis tubulaires. La lumière semble absorber la matière à l'endroit même où se situe la transmission des efforts. Tout le bâtiment existant est habillé de bois pour donner un contrepoint, avec une matière naturelle, à l'apparence industrielle du bâtiment. Une maille métallique vient se superposer au bois au-dessus de la galerie d'entrée, créant une épaisseur transparente. Composée de trois volumes carrés, la grande halle peut être divisée en espaces fonctionnant indépendamment. Une galerie vitrée les relie entre eux et se prolonge jusqu'au restaurant situé à l'extrémité du bâtiment. Une simple ligne blanche relie l'existant et le nouveau, et vient se retourner verticalement pour s'interrompre dans un pli horizontal. Le mur crée par cette ligne, encadre le paysage à l'endroit du site où la vue sur la ville est la plus dégagée. Cette ligne blanche définit le projet comme un "unique trait de pinceau". Le volume courbe de l'étage, éclairé par des puits de lumière, entre en contraste avec la géométrie du hall.