PÔLE AAFE
UNIVERSITÉ DE DIJON
1998-2004
Architectes : E. et L. Beaudouin
Architecte chef de projet : C.Presle


Le bâtiment est situé à la fin de l'axe principal de l'université à côté du rectorat construit par Patrick Berger. Le projet en reprend la volumétrie et la régularité latérale pour faire un ensemble cohérent dans le site, c'est l'unité urbaine qui est recherchée à travers le dialogue entre les deux bâtiments. Le bâtiment s'installe à l'alignement de son voisin et cherche l'évocation de points communs. La séquence d'approche vers le bâtiment depuis le boulevard est marquée par un creux dans une façade de brise-soleil translucides d'où sort l'escalier principal. L'émergence de la forme souple de l'escalier accompagne le mouvement de l'entrée. Le brise-soleil est une variation sur le thème qui permet de préserver la vue vers l'extérieur du bâtiment à travers le filtre des fines sérigraphies des verres. Le contrôle de la lumière et de la chaleur est un facteur essentiel de ce bâtiment. La lumière des lieux de travail y est douce et filtrée par l'épaisseur des façades. Les fenêtres situées dans la profondeur des alvéoles de béton et de pierre, sont protégées de la lumière solaire directe. Le bâtiment apparaît comme un volume très opaque où la transparence est organisée de l'intérieur vers l'extérieur. L'épaisseur de façades et la massivité de la pierre renforce cette impression. Les pierres des façades sont des petits moellons épais de 10 à 12 cm intégrés au béton blanc des panneaux préfabriqués. L'inertie des murs est ainsi fortement renforcée et participe au confort thermique du bâtiment. La régularité du rythme extérieur a permis sa préfabrication complète. L'intérieur de l'édifice est marqué par un hall qui s'ouvre sur toute la hauteur et qui prend sa lumière dans des creux de la toiture et dans un jardin intérieur ouvert en transparence vers la bibliothèque. L'espace du hall est traversé en diagonale par un plan incliné coloré dont le mouvement accompagne sur un de ses côtés la pente de la rampe intérieure. Le volume incliné du hall installe une dynamique paradoxale et inattendue dans un bâtiment qui de l'extérieur donnait une fausse apparence de tranquillité.